Caponnières

Afin de protéger le fort des assauts de l'infanterie ennemie, ce dernier était doté d'un système de défense passive : le fossé. Cependant, cela n'aurait pas constitué un obstacle suffisant si il n'était défendu par des casemates basses, formant saillant sur le mur d'escarpe, appelées caponnières.

Ces casemates étaient elles mêmes protégées par un fossé diamant destiné à empêcher d'éventuels assaillants ayant réussi à descendre dans le fossé, d'atteindre les embrasures des caponnières. Il devait aussi recueillir les débris de maçonnerie projetés par les explosions, et ainsi les empêcher de venir obstruer les embrasures.

Elles étaient surmontées de banquettes de tir accessibles depuis l'intérieur, et étaient reliées aux casernements du fort par une galerie souterraine en plan incliné.

Les casemates comportaient :

- des embrasures pour canons (en général, deux par direction à battre), sous visières, ou débouchant directement à l'extérieur.
- des embrasures d'infanterie, pour fusils, permettant la défense rapprochée.
Elles étaient armées :

- avant 1880, par des canons de calibre 4, 5, 7, anciennes armes se chargeant par la bouche, et par des mitrailleuses Reffye.
- après 1880, par des canons de 12 "culasse", des canons-révolver Hotchkiss.


La double caponnière

La double ou grande caponnière du Fort de Mons-en-Barœul, défend deux fossés. Le fossé est et le fossé nord.



Du côté sud (celui qui défend le fossé est) possède une casquette ou visière, ce surplomb était destiné à empêcher un tir venant de l'angle de la contre-escarpe située en face.





L'intérieur de la caponnière avec les ouvertures pour les canons protégées par des plaques métalliques, certaines sont encore présentes.



Ci-dessus et ci-dessous, l'emplacement du canon avec les creux pour les roues de l'affut.






Ci-dessus, la cheminée pour l'évacuation des gaz de la caponnière du côté de la casquette.




Cet énorme évent était indispensable compte tenu de la non séparation des pièces de tir. 



Malheureusement cet espace ouvert subit progressivement des dégradations, comme nous avons pu encore le constater le 26 avril 2016 (photos ci-dessous) avec de nombreuses briques concassées, des ferrailles authentiques détruites, les embrasures bouchées avec des pierre de Soignies éclatées, etc







A l'automne 2016, des travaux ont été entrepris pour dégager les bases des zones de tir à l'extérieur de la double caponnière, ainsi qu'à l'intérieur où le sol a été gratté dévoilant plusieurs structures.



Les ouvertures donnant sur le fossé nord












Les ouvertures donnant sur le fossé est










La simple caponnière


La simple caponnière du Fort de Mons-en-Barœul a encore la particularité exceptionnelle de posséder son muret de protection devant le fossé diamant. Il faut imaginer la situation inverse avec un trou à la place de l'amas de terre actuel.




La galerie de fusillade  de la simple caponnière